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2019-10-12 – Lettre ouverte – Monsieur Trudeau a parfaitement raison et complètement tort

« La réalité […] c’est que le Bloc ne peut pas mener un plan pancanadien contre les changements climatiques » — Justin Trudeau

Le Devoir rapportait le 9 octobre ces paroles du premier ministre du Canada.

En fait, ce que disent ces propos est au fond en parfaite cohérence avec le constat du discours indépendantiste depuis la Révolution trop tranquille alors que d’autres nations, pour des motifs semblables, jamais comparaison n’est parfaite, prenaient le chemin du pays.

L’intérêt national canadien prime sur toute question y compris les capacités à agir sur les changements climatiques. La Cour suprême a tranché devant l’évidence des textes constitutionnels. Dans ce pétro-État, à ne pas s’y méprendre, le Québec assistera impuissant et recevra ce coup de balafre annoncée sur son territoire entaillé du nord au fjord.

Par ce constat brutal et ce coup promis, MM.Trudeau et Sheer expriment notre impuissance collective comme peuple à faire le chemin pour se sortir de l’enfermement constitutionnel et ne jamais en sortir vivant. L’assimilation progressive et lente du Québec français, programmée pour ne rien sentir est bien réelle, pour ne pas dire vivante.

Prétendre à tout vent défendre les intérêts du Québec dans ce Canada est d’une telle imposture qu’elle ne peut sortir que du chapeau d’illusionnistes. Les fédéralistes en peur, l’affirment. Les indépendantistes le constatent depuis des lunes.

Si le premier ministre du Canada veut bien faire valoir sa puissance, il montre en même temps que le Canada se moque des mini pouvoirs du Québec pour régler les problèmes majeurs de tout temps dans ce pays qui n’est pas le nôtre.

Les nationalistes sur la scène fédérale font valoir qu’ils sont puissants dans cette arène, alors que l’histoire du Québec montre leur impuissance comme des incapables édentés et soumis aux pouvoirs exclusifs et barricadés dans la Constitution canadienne. Et ceci sans compter sur le vandalisme légal sur nos droits historiques des tribunaux du Canada.

Devant ces immenses pouvoirs constitutionnels excessifs d’Ottawa, le Québec est à genoux de toutes les façons inimaginables.

Il est temps de revenir à la raison et de faire ce constat que, non seulement monsieur Trudeau nous montre notre impuissance collective dans ce Canada, mais qu’il est inutile et illusoire que les plus nationalistes des partis politiques sur la scène fédérale prennent ces fausses chansons pour se wawaronner.

Le programme de notre parti, le Parti Pour l’Indépendance du Québec, est limpide et fondé sur le rejet des pouvoirs illimités et excessifs du Canada central sur le Québec.

L’indépendance, c’est nous ! Et nous sommes en mesure de la faire.

Michel Blondin,

Chef fondateur

Parti Pour l’Indépendance du Québec